L’isolation mécanique au concours SkillsCanada Alberta

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Par / Jessica Kirby

The Education Partnership Foundation et la section locale 110 envoient des élèves en isolation mécanique au concours Skills Canada Alberta — le seul concours Skills Canada à comporter une épreuve d’isolation mécanique

Depuis 2024, les élèves intéressés par la formation aux métiers, notamment l’isolation mécanique, peuvent acquérir ces compétences dès le lycée, grâce à un partenariat innovant entre The Education Partnership Foundation (TEPF), la section locale 110 et plusieurs conseils scolaires de la région d’Edmonton et de Calgary. 

Ce programme de formation accélérée de huit semaines propose aux lycéens un cours préparatoire aux métiers leur permettant d’acquérir des compétences professionnelles et de s’inscrire en apprentissage, tout en obtenant des crédits scolaires. La formation prévoit également des certifications en matière de sécurité, notamment sur la protection antichute, l’utilisation de plates-formes élévatrices et la sensibilisation aux dangers de l’amiante, entre autres. 

En mai dernier, des élèves enrôlés dans ce programme ont également participé au concours Skills Canada Alberta, où ils ont représenté le secteur de l’isolation durant cet événement de deux jours, permettant ainsi à des milliers de visiteurs et d’observateurs de découvrir ce métier.

« Cette année, le président du concours d’isolation mécanique s’est écarté du cadre habituel, qui incluait des participants issus du NAIT, du SAIT et de la section locale 110 », explique Andrew Garrett, qui assure les relations avec les clients et les entrepreneurs pour la section locale 110, qui s’occupe du volet de formation technique. « Il a souhaité que les six participants soient tous des élèves inscrits au programme de TEPF de préparation aux métiers, pour que le concours Skills vienne clôturer leur parcours. »

Les concours Skills Canada se tiennent dans tout le pays et mettent en avant des élèves qui rivalisent dans divers métiers, par le biais d’épreuves pratiques, théoriques et de réalisation de projet. Cependant, Skills Canada Alberta est le seul concours provincial à proposer une épreuve consacrée à l’isolation mécanique dans le pays. 

Victoria Anderson, responsable de la Communication chez Skills Canada Alberta, explique que son organisation entretient un partenariat précieux avec la Thermal Insulation Association of Alberta (TIAA) et la section locale 110 et connaît l’importance de l’isolation mécanique dans le contexte des métiers manuels en Alberta. 

« C’est pourquoi nous estimons qu’il est important que l’isolation mécanique soit représentée lors de notre concours », ajoute-t-elle. « Non seulement pour les participants eux-mêmes, mais aussi pour les 10 000 étudiants qui assistent à cet événement afin d’en apprendre davantage sur les débouchés professionnels dans les métiers et les technologies. » « Depuis 2008, Skills Canada Alberta organise l’épreuve d’isolation mécanique dans le cadre du concours provincial Skills Canada. »

Le fait que des élèves de TEPF représentent ce métier lors du concours Skills Canada constitue « une étape importante pour notre programme et pour le métier de calorifugeur », déclare Angélique Lachance, directrice des Carrières dans les métiers chez TEPF. « Le fait que tous les participants soient issus de TEPF montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les élèves sont initiés à la formation en apprentissage alors qu’ils sont encore au lycée. 

« Le concours Skills Canada leur donne l’occasion de se dépasser et de constater le chemin qu’ils ont parcouru », ajoute Mme Lachance. « Cela les aide également à prendre conscience qu’ils ont accès à une carrière enrichissante qui s’étend sur toute une vie.»

Les élèves se sont préparés au concours au centre de formation, en apprenant auprès d’instructeurs certifiés, en exerçant leurs compétences pratiques et en suivant des cours théoriques en classe. 

« Lorsqu’ils se sont présentés au concours, ils avaient déjà acquis des bases solides et comprenaient ce qu’on attendait d’eux », explique Mme Lachance.

Les participants ont démontré leurs compétences pratiques et théoriques, le point d’orgue étant un projet articulé autour d’un support de tuyauterie utilisé depuis de nombreuses années pour le concours. 

« Les participants consacrent la première journée à réaliser les découpes sur mesure et à poser l’isolation sur le support de tuyauterie », explique M. Garrett. « Le deuxième jour, les participants doivent appliquer les matériaux de finition par-dessus l’isolation. À la fin de chaque journée, une petite équipe de juges, composée notamment de compagnons ayant une expérience pratique récente et d’un ancien formateur du NAIT, évalue le travail effectué à l’aide d’une grille de notation détaillée. » 

Tyler Falt, chargé de liaison entre les clients et les entrepreneurs pour la section locale 110, a été juge lors du concours de cette année. Il a évalué chaque support de tuyauterie achevé en se basant uniquement sur le produit fini, sans savoir quel participant avait réalisé le travail. Ce processus de notation à l’aveugle a permis de garantir que chaque participant soit évalué de manière équitable et objective selon les mêmes critères. 

« C’était impressionnant de voir le niveau de précision, le souci du détail et les compétences techniques dont ont fait preuve les étudiants », déclare M. Falt. « La qualité du travail reflétait à la fois le degré d’implication des participants et la solidité du programme de TEPF, qui les prépare au métier de l’isolation mécanique. » 

Il ajoute que l’ambiance du concours a été particulièrement marquante, en raison du sentiment notable de fierté, de la concentration et du professionnalisme palpables tout au long de l’événement. 

« En peu de temps, les élèves ont démontré un remarquable niveau d’engagement et d’implication dans leur travail », souligne M. Falt. « Il était évident qu’ils prenaient le concours au sérieux et qu’ils souhaitaient mettre en valeur les compétences qu’ils avaient acquises grâce au programme de TEPF. « Être témoin d’un tel enthousiasme pour le métier et voir la qualité du travail qu’ils ont produit était à la fois encourageant et gratifiant. »

En réalité, la plus grande difficulté à laquelle les juges ont été confrontés lors du concours a été de trouver des défauts dans le travail des élèves. « En tant que juges, nous avons passé plus de temps que prévu à évaluer les projets, car nous devions examiner attentivement chacun d’entre eux pour repérer les petits détails qui distinguaient un participant de l’autre », explique M. Falt. « Ce niveau d’examen minutieux témoigne de la grande qualité du travail réalisé par les élèves. »

Tanner Eriksen, participant au programme, entre en dernière année cet automne. Il estime que la formation qu’il a reçue, ainsi que « l’enseignement exceptionnel de Phil », l’ont parfaitement préparé pour le concours.

« Ce que j’ai le plus apprécié dans ce concours, c’est l’expérience : la possibilité de mettre en pratique ce que j’ai appris devant un large public », explique-t-il. « Le plus grand défi a été de rester concentré alors que nous étions entourés d’autres personnes qui observaient ce que nous faisions et de répondre aux questions sur notre projet. »

Tanner Eriksen a quelques conseils à donner aux élèves intéressés par le programme TEPF et qui souhaitent participer à Skills Canada : « Je les encourage vivement à mettre leur expérience à l’épreuve dans le cadre du concours Skills et à saisir cette occasion pour montrer leur talent pour ce métier! »

Kyle Sippola, directeur des opérations chez Thomas Kanata, estime que les programmes subventionnés par le gouvernement, comme celui de TEPF, sont avantageux pour tous : les étudiants, les entrepreneurs et le secteur de la construction.

« Il y a clairement une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans l’ouest canadien. Ce type de programme permet donc aux employeurs d’investir dans la main-d’œuvre, et aux jeunes de devenir apprentis sous contrat, ce qui, à long terme, est bénéfique pour le Canada », explique-t-il. 

De nombreux programmes de recrutement ciblent les élèves en dernière année ou ceux qui quittent l’école secondaire, ce qui, selon M. Sippola, peut s’avérer être trop tard. « Ils disent qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent faire et qu’ils sont poussés à faire des études postsecondaires et à trouver un emploi de bureau, et, de ce fait, ils ne pensent pas aux métiers manuels », dit-il. « Mais en 10e année, un grand nombre de ces jeunes apprennent à utiliser des outils et découvrent leurs compétences manuelles. »

The Educational Partnership Foundation contribue à la mise en œuvre du programme en fournissant des ressources financières et organisationnelles, un soutien logistique et des contacts dans le secteur, qui offrent aux étudiants de réelles occasions de réussir. 

« La raison pour laquelle notre partenariat avec différents conseils scolaires fonctionne si bien est que nous avons un objectif commun », explique Barb Simic, présidente-directrice générale de TEPF. « Ensemble, nous ne nous contentons pas d’évoquer des opportunités professionnelles; nous donnons aux étudiants la possibilité d’en faire l’expérience, d’acquérir des compétences réelles et de prendre confiance en eux pour embrasser une carrière dans les métiers manuels et construire leur avenir. »

Tous les étudiants n’apprennent pas de la même manière, et, par conséquent, le partenariat propose d’autres chemins vers la réussite, au-delà des parcours scolaires traditionnels. 

« Pour de nombreux jeunes, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations difficiles, les programmes de formation professionnelle peuvent leur changer la vie en leur procurant une stabilité, un but et un moyen de s’en sortir », explique Mme Simic. « Les métiers manuels ouvrent une voie vers l’avenir, à la fois claire et pragmatique, en particulier pour les étudiants qui se sentent rebutés ou laissés pour compte par l’enseignement traditionnel. »

M. Falt estime que la participation des élèves aux concours de Skills Canada illustre parfaitement l’ambition du programme de TEPF. 

« Cela offre aux élèves une véritable occasion de démontrer les compétences qu’ils ont acquises, tout en donnant aux futurs apprentis une image claire de ce qu’une carrière dans le métier de l’isolation mécanique peut leur apporter », explique-t-il. « L’un des aspects les plus gratifiants a été d’observer les réactions des élèves lorsque, avec le recul, ils ont pris conscience du niveau de qualité qu’ils avaient atteint. Ce sentiment de fierté et d’accomplissement contribue à renforcer leur confiance en eux et met en valeur la formation qu’ils ont reçue.» 

« Des concours comme celui-ci ne se contentent pas de récompenser les compétences techniques, ils inspirent également la prochaine génération d’artisans qualifiés à viser l’excellence dans leur métier. » ▪